Créée en 1984, La SHADT (Société d’Histoire et d’Archéologie du Drouais et du Thimerais) a pour but de contribuer à la recherche des origines et de l’histoire du Drouais et du Thimerais.
– En étudiant les archives locales, départementales et nationales. – En participant, grâce à la prospection aérienne, à la découverte des sites enfouis : habitats, sépultures, sanctuaires, chemins anciens…. Les milliers de photos ainsi obtenues sont classées, enregistrées (maintenant numérisées) pour être transmises aux services compétents de la DRAC à Orléans. Nous participons ainsi à la mise à jour régulière de la carte archéologique de la France. – En fournissant, à leur demande, des informations aux archéologues du Service Archéologique d’Eure et Loir. – En participant à des prospections pédestre dans le cadre de Projets Collectifs de Recherche, l’un sur les forêts d’Eure-et-Loir et l’autre sur la Paléosidérurgie de l’espace nord-carnute. – En assurant, dans la mesure de nos moyens, la protection de monuments appartenant au patrimoine local, en particulier en dégageant de la végétation les ruines du château de la Robertière en forêt de Dreux. – En collaborant avec l’Office du Tourisme de Dreux à l’organisation de visites afin de découvrir le patrimoine local (ville de Dreux, château de La Robertière, fanum de Bû).
Prospection aérienne dans le nord de l’Eure-et-Loir. Président de la SHADT, membre de Saint-Évroult Terre d’Histoire (28_Villemeux) et membre du PCR « Paléosidérurgie sur l’espace nord carnute. Membre d’associations extra départementales : Archéo 27 (Eure), ADRACHME (78_Jouars- Pontchartrain) et ApsaDiodurum (78_Jouars-Pontchartrain).
Partir à la rencontre du canal Louis XIV : Recherches sur les sources historiques et constitution du fond documentaire et bibliographique. Mais aussi : inventaire terrain, surveillance et valorisation des traces et vestiges de ce qui peut être considéré comme l’un des plus ambitieux chantier hydraulique du règne de Louis XIV. Une approche est particulièrement travaillée grâce au travail sur les plans et cartes anciennes. Mais aussi, plus innovant, grâce aux sources IGN comme le programme LiDAR HD…
Effectue des prospections géophysiques avec capteurs embarqués sous drone, dont le LiDAR, permettant une cartographie de sites ou bâtiments sous couvert végétal, une microtopographie, un calcul de volume, une modélisation 3D… Ces mesures interviennent sur des sites connus ou repérés par les prospections aériennes photographiques d’exploration.
La prospection-inventaire des mégalithes d’Eure-et-Loir a été une longue recherche étalée sur une quarantaine d’années au gré des libertés familiales, professionnelles mais aussi des possibilités d’accès aux monuments. Elle a donné lieu à des découvertes, surtout concernant les menhirs : gravures sur le menhir d’Ymeray, menhir inédit de Pontgouin, d’Arrou, reconsidération de la Pierre Coquelée de Lutz-en-Dunois et de la Pierre du Ménillet à Saint-Lubin-des-Joncherets, localisation de menhirs disparus : Yèvres, Brou, Jaudrais.
En 2021 le CAEL en a publié « Mégalithes d’Eure-et-Loir : Dolmens, menhirs et polissoirs », ouvrage de présentation synthétique volontairement différent d’un guide. Le travail se poursuit par l’exploitation des informations collectées. Les monographies de chaque monument existant ou disparu sont encore à finaliser en les accompagnant de leur plan aux normes Vaufrey. Les études déjà fécondes sur les aspects toponymiques* et les relations entre les mégalithes et l’Église demandent à être approfondies.
La protection des mégalithes demeure d’actualité. Elle nécessite une surveillance constante, leur reconnaissance et des mises en valeur pertinentes. Deux projets sont en cours, l’un pour le remarquable polissoir classé monument historique de Corancez, propriété de la société préhistorique française ; le second concerne le menhir gravé d’Ymeray également classé devenu propriété de la commune. Il serait souhaitable que ce dernier soit intégré dans un circuit touristique dans la vallée de la Voise consacré à la préhistoire avec les sites des Jardins de la préhistoire d’Auneau, le dolmen de la Pierre Frite de Yermenonville et le site de Changé avec son musée des mégalithes.
* : A propos de l’odonyme lucéen -Bécasse- et autres toponymes aux noms d’oiseaux.In ; Histoire et Patrimoine, n° 3, septembre 2025, pages 43 à 45.
La publication de J.-L. Renaud est disponible dans la section boutique.